Comment voyager éthique? [Part 1]

IMG_8061.JPG
Dernières heures pour préparer sa valise! Avez-vous tout pour faire un voyage éthique?

Toute l’année j’essaie d’être le plus éthique possible : j’achète mes fruits et légumes aux producteurs de La Ruche Qui Dit Oui, mes produits d’entretien au magasin bio, je trie mes déchets, je recycle, j’upcycle, je m’habille éthique.. Bref, je mange, vis, dors et sors éthique.

Quid des vacances?

En vrai j’ai mis en place certaines choses qui, si elles avaient initialement pour but de limiter mes dépenses, ont tout autant un impact sur mon compte en banque que sur celui de la planète! Surtout, cela me permet de voyager LOCAL. C’est le maitre mot du voyageur éthique : ce qui est local sera authentique, et généralement bon marché.

On entendra donc par « éthique » ce qui respecte l’environnement au sens large : les personnes et la planète. Comme WWoW en fait 🙂

 

1- Comment s’y rendre? Les Transports

  • Partager le trajet

Je ne vous apprends rien en vous parlant de Covoiturage. Il n’empêche que cela permet non seulement d’économiser des euros mais surtout de limiter les émissions carbone ! La prochaine fois que vous traverserez le pays pour à peine un week-end vous serez rassurés 🙂

  • Réutiliser vos billets perdus

Vous aviez prévu un trajet et finalement vous ne pouvez plus vous y rendre? Pas de soucis! Trocdestrains ou KelBillet sont votre solution : ils permettent aux personnes ayant acheté un billet Prems de le revendre à des personnes prévoyant leur voyage plus tardivement.
Vous n’occuperez pas une place pour rien, et en plus cela permet à une autre personne de bénéficier de votre prévoyance en rachetant votre billet Prems. Plus solidaire, je ne connais pas 🙂

  • Remplir les avions vides

La plupart des vols partent, qu’ils soient plein ou non. L’idéal pour nous les voyageurs c’est de prendre le meilleur vol, au meilleur prix. Parfois on ne choisit pas ses dates de vacances. Pour toutes les autres fois, il y a Matrix ITA. Si le site ne permet pas d’acheter les billets, il permet en revanche de voir les dates de voyage les moins chères, et les combinaisons d’open jaw les plus avantageuses. Il faut un tout petit peu de temps pour bien prendre en main l’outil mais cela permet vraiment de se décider sur ses dates et d’économiser. Je vous fais confiance pour trouver les tutos sur internet expliquant comment faire!

  • Compenser les émissions carbone de ses vols

Souvent proposée par les compagnies aériennes, quelques euros suffisent pour compenser les émissions carbone du trajet, et soutenir des projets sociaux. Pour savoir combien votre vol coûte à la planète, c’est ici ou . Après libre à vous de choisir le projet que vous aiderez! Ou comment voyager et aider vont ensemble dès le départ.

IMG_8067++.JPG
Ma famille d’accueil pour une nuit dans les alentours de Sapa, au Vietnam.

2- Comment survivre? Satisfaire ses besoins de base

  • Dormir chez l’habitant

On est pour ou contre, mais dormir chez l’habitant implique forcément un certain dépaysement. Même si ce n’est qu’avec Airbnb, on découvre le style de décoration local et surtout la façon de vivre. Je cite souvent en exemple l’appartement qu’on avait trouvé à Oslo, tout blanc et avec la Scandinavian Touch qu’on imagine! Pour le même prix qu’un hôtel, voire souvent moins, on a le logement entier. C’est-à-dire : avec la cuisine. Non seulement on dort local alors, mais en plus on peut cuisiner local. Quoi de mieux pour comprendre un pays que de faire ses courses au supermarché du coin?

Pour qui cherche une expérience encore plus locale, le couchsurfing sera la clé. Pour ma part, je n’aurai jamais découvert le Carnaval de Montevideo sans mon hôte; et inversement une visiteuse suisse n’aurait pas découvert ce restaurant bio dans une petite rue derrière Bastille (Café Ginger).

  • Manger local

Pour savoir quoi et où manger un seul conseil : regarder les habitants et faire pareil! Autant un « menu » peut être un signe d’un restaurant très local (au Pérou par exemple), autant « menu touristique » est assez explicite quant au public visé. Alors le mieux reste de copier les locaux.
Au Vietnam tous sont assis sur des petits tabourets presque à même le sol à déguster les soupes préparés par le chef qui n’est pas loin. Pour une somme modique on est alors sustenté tout en découvrant la gastronomie locale.
En Australie, c’était plutôt dans les centres commerciaux que les gens déjeunaient. Avec l’avantage notoire que lorsque l’on décale ses horaires de repas on peut bénéficier de promotions (ou s’en faire un diner!).
Enfin pour les plus petits budgets, la solution se trouve souvent sur les marchés. On rencontre les gens tout en goûtant aux plats typiques. Particulièrement marquant au Pérou et en Bolivie selon mon expérience. Mais la même chose se passe dans certains marchés du sud de la France.

  • Se déplacer : « faire moins mais mieux »

Pour moi qui aime tant tout voir alors que le temps m’est souvent compté, cette partie est la plus difficile. Néanmoins c’est en explorant le Nord-Ouest du Vietnam que j’ai découvert l’importance de faire moins mais mieux. En prenant le temps de ne pas toujours prévoir des choses, on laisse la place pour les rencontres et l’imprévu. Surtout en ralentissant, cela force à prendre des transports en communs respectueux de l’environnement. Visiter 4 pays en 4 semaines, même s’ils sont frontaliers est un non-sens en terme de dépense carbone.

  • Se transporter en commun

Corollaire de la précédente, les transports en commun sont souvent la meilleure manière de rencontrer les gens. À adapter selon le type de voyage bien sûr, mais une voiture privée vous fera à peine parler avec votre chauffeur alors qu’un bus public vous informera sur les raisons du transport de vos voisins de sièges. Je me souviendrai toujours de mon étonnement en voyant les caisses de poulets transportés sur les bus en Bolivie, et de la moto qui voyageait au milieu du bus au Vietnam. Des scènes loufoques qui vous feront autant voyager que le paysage défilant à travers la fenêtre.

"I'm the driver, see ?"
Mieux vaut commencer tôt !
  • À deux roues ou à deux pattes

On parlait moto à l’instant. Ce n’est pas le plus écologique, mais dans certains pays (asiatiques notamment), cela reste un incontournable de la vie locale. De plus, en empruntant à un loueur local on soutient l’économie locale.
Pour les plus sportifs, ce n’est pas parce que c’est les vacances qu’on s’arrête : le vélo est la meilleure option. Ou comment ralentir tout en avançant quand même.

Le mieux reste bien sûr d’utiliser ses pieds. Comme dit l’adage :

Take nothing but photographs.
Leave nothing but footprints.

L’application maps.me est incontournable pour cela. Vous téléchargez les cartes lorsque vous avez du wifi, et gardez simplement la localisation activée ensuite. Cela ne nuit ni à l’environnement ni à votre forfait téléphone !

  • Bonus : de nombreuses autres ressources sont données par Rolf Potts dans son livre emblématique « Vagabonding » et sont regroupées sur son site.

 

On vous a donné les premières pistes pour partir.
Mais ne vous éloignez pas trop, la suite vous renseignera sur l’essentiel : Que visiter? Et surtout, que ramener?

 

Publicités

Une réflexion sur “Comment voyager éthique? [Part 1]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s